Réuni cette semaine à Paris, le Youth 7, composé de jeunes décideurs, a présenté ses différentes recommandations contre les inégalités dans le monde en vue du G7, qui se tiendra du 24 au 26 août à Biarritz. Des centaines de jeunes étaient réunis hier soir à l’ESCP Europe pour donner le clap de fin du Youth 7, le G7 des moins de 30 ans. Thème de cette année : les inégalités, sous toutes ses formes. Les délégués de la jeunesse venus de pays du monde entier ont formulé, après six mois de réflexions, plus d’une centaine de propositions dans quatre catégories : environnement, économie, technologie et égalité femme-homme.
“Quand j’ai commencé mes études, Lehman brothers venait de s’effondrer. On vivait dans un monde où il fallait être le plus riche possible et les politiques étaient en faveur de cela”, a expliqué Thomas Friang, 30 ans, co-président du Youth 7. Et d’ajouter : “aujourd’hui, on a besoin des conseils des jeunes et on doit prendre des décisions qui vont affecter toute notre vie.” Parmi ces décisions : atteindre la neutralité carbone avant 2050, respecter les accords de Paris pour le climat, oeuvrer pour une agriculture raisonnée, réduire la consommation de viande… Mais aussi que le G7 prennent des sanctions communes envers les entreprises qui se soustraient à l’impôt, qu’il mette en place une taxation progressive du patrimoine, qu’Internet devienne un droit universel, ou encore rendre paritaires les comités exécutifs. Ces recommandations vont être transmises au G7 (réunion des chefs d’Etat des sept plus grandes puissances économiques), qui se réunira du 24 au 26 août à Biarritz.
L’environnement, la grande cause
Durant plus de deux heures de cérémonie, des décideurs d’entreprise, d’ONG et d’agence internationale se sont succédé sur scène pour célébrer le travail effectué par ces jeunes. Cécile Duflot, présidente d’Oxfam a salué les combats de la jeunesse en faveur du climat, ainsi que l’audace de jeunes leaders, comme Greta Thunberg en Suède, ou Emma Gonzales aux Etats-Unis. Tout en rappelant que “50% des émissions de gaz à effet de serre étaient dues à 10% des plus riches du monde”